Conseil du 20/12/2018 : la dernière séance de l’année 2018

21/12/2018

C’est par une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Strasbourg et à l’ancien rugbyman de l’USAP, Barend BRITZ, cafetier place République à Perpignan, décédé à la suite d’une agression dans son établissement, que le président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), Jean-Marc PUJOL (LR), maire de Perpignan, a ouvert le Conseil de communauté qui s’est déroulé hier en fin d’après-midi.

Pendant plus de deux heures, à partir de 17h, les élus communautaires ont épluché les 33 dossiers inscrits à l’ordre du jour de la séance publique.

 

 

Un groupe d’une quinzaine d’opposants au projet hôtelier prévu sur le site de Château-Roussillon, réunis dans un collectif associatif – la Confédération Paysanne, Agissons ! Perpignan Equilibre, FRENE’66 association Charles Flahault, ASPAHR-AAPO et Résidents Agir Pour Château Roussillon – s’est invité au tout-début du Conseil. Après avoir distribué un tract, les opposants se sont alignés en silence cinq minutes durant dans les rangs du public en haut de l’hémicycle, face à l’équipe dirigeante de PMM, et puis s’en sont allés, promettant de revenir le jour où les élus devront passer au vote pour donner le feu-vert à ce projet qui, selon eux, « porterait atteinte au cadre de vie (…) ».

Parmi la trentaine de dossiers, c’est celui (N° 8 – Groupement des Autorités Responsables de Transports/ Adhésion et appel à cotisation) présenté par le vice-président délégué aux Mobilités, Daniel MACH (LR), maire de Pollestres, qui a suscité le plus d’échanges au sein de l’Assemblée. Jean VILA (PCF), maire de Cabestany, a dénoncé « certaines anomalies qui me remontent régulièrement depuis la mise en place du nouveau calendrier par le délégataire Sankéo, concernant les lignes sur le territoire de ma commune. Il y a un mécontentement général, j’ai pu m’en rendre compte lors d’une récente réunion publique, et les plaintes à ce sujet s’accumulent en mairie. Sur ma commune, c’est sûr et certain, la « mobilité » ne correspond pas aux attentes des usagers (…) ». Plus loin, Jean VILA a rappelé sa position sur « la nécessaire gratuité des transports en commun… Hier encore, un Gilet jaune, syndicaliste CFTC – je le précise car si cela avait été un militant CGT on m’aurait encore reproché d’être dans le coup ! – m’a dit que c’était anormal que pour aller travailler on doive payer… Je ne veux pas rouvrir ce débat, mais je tiens à vous le dire. Voilà, à Cabestany en tout cas je le répète, le service des transports urbains n’est pas adapté à ce que les gens souhaitent. Je vous rappelle qu’il y a 4 000 emplois sur Cabestany ».

La première réponse est venue du Président PUJOL : « Vous ne voulez pas rouvrir le débat sur la gratuité, mais vous le faites… Je constate. Sur les petites modifications à faire, ce que j’appellerai des modifications de bon sens, je pense qu’il faut s’y atteler, s’y attacher, car je pense qu’on peut toujours améliorer, je pense qu’en fonction des éléments que vous nous ferez remonter nous pourrons être plus précis. C’est à voir. Pour ce qui est de la gratuité des transports publics, vous connaissez ma position et ma réponse. Je suis contre parce que au bout du compte il y a toujours quelqu’un qui paie. Et pourquoi pas alors le train gratuit, l’avion gratuit, l’auto gratuite… Soyons sérieux et surtout réalistes ! ».

Daniel MACH, porteur du dossier et donc interpellé par le maire de Cabestany, n’a pas mâché ses mots : « Bien évidemment, M. VILA, que nous sommes en observation de tout ce qui se passe sur le réseau, et quotidiennement. Mais il ne faut pas dire tout, n’importe quoi et son contraire. Vous me parlez des abribus, je vous rappelle qu’ils sont de la responsabilité des communes. Je vous invite donc à vous adresser à votre Conseil municipal, compétent dans ce domaine. La gratuité, nous le savons tous ici, c’est votre dada, mais nous continuons ici de nous étonner que vos amis qui sont aux commandes du Département ne commencent pas par se l’appliquer (…). La Convention que nous avons signé entre les entreprises et notre collectivité territoriale fait que le trajet revient à 20 cts d’€ pour celles et ceux qui l’empruntent pour aller travailler. Ces 20 cts d’€ rapportent en recette quelque 6,5 millions d’€. Où irez-vous les chercher demain si l’on applique votre volonté du tout-gratuit ? Il faudra bien trouver de nouvelles sources de financement. Vous irez expliquer ensuite aux Gilets jaunes qu’ils vont être encore plus taxés. Cela ne tient pas la route ! ».

Et Jean-Marc PUJOL et Daniel MACH de rappeler « que notre ambition pour les mobilités n’est pas d’en faire un sujet politique, car notre volonté est bien de moderniser ce service, de leur rendre accessible au plus grand nombre, de lui apporter toutes les améliorations nécessaires ».

Ont été approuvés à l’unanimité les dossiers N° : 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 12, 13, 14, 15, 17, 18, 20, 21, 22, 24, 25, 28, 29, 30, 31, 32 & 33.

Le Groupe d’Opposition « Perpignan Ensemble » (Rassemblement National) n’a pas pris part au vote dans le dossier N° 9 (qui a été adopté à la Majorité des participants au scrutin concernant la désignation des représentants – 22 titulaires et 22 suppléants – de PMM au futur Comité Syndical du Syndicat mixte du Bassin Versant du fleuve la Têt. Le Groupe a reproché de ne pas avoir d’élus figurant sur la liste proposée. Jean-Marc PUJOL a précisé que la Ville de Perpignan était elle-même en minorité avec seulement trois titulaires.

Le Groupe d’Opposition « Perpignan Ensemble » s’est abstenu sur les dossiers N° : 16, 19, 23, 26 & 27. Tous ces dossiers ont cependant été validés à l’unanimité.

Enfin, le dossier N° 11 avait été retiré de l’ordre du jour.

Commencée à 17h, cette séance publique – la dernière de l’année 2018 – a été levée à 19h 15.

Le Président PUJOL a souhaité à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.

 

Ordre du jour (pdf)

Compte rendu synthétique (pdf)

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