Une gestion durable des ressources en eau

06/10/2017

 

« L’eau, ça ne coule pas de source » : même si cette affirmation peut sembler paradoxale, c’est en substance ce que le président de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), Jean-Marc Pujol, a tenu à rappeler à l’occasion de la signature d’un accord-cadre sur la gestion intégrée de l’eau et des milieux aquatiques avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse pour la période 2017 – 2018. Cette dernière apportera un soutien financier de 5,2 millions d’euros sur un programme de travaux de 26,8 millions d’euros.


« Nous sommes si habitués à voir l’eau couler au robinet qu’on a l’impression que cela va de soi et qu’il nous est difficile d’imaginer qu’il pourrait en être autrement, que cet accès à l’eau a un coût » a ainsi argumenté Jean-Marc Pujol. Et les contraintes qui pèsent sur la ressource en eau potable, mais aussi notre trait de côte et la qualité des milieux naturels (rivières, plans d’eau) vont plutôt croissant.


Laurent Roy, directeur général de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse ne disait pas autre chose en précisant que « dans un contexte de réchauffement climatique, les enjeux d’accès à l’eau, les tensions sur la ressource sont de plus en plus contraignants ». 


C’est ainsi une prise en charge complète, multidimensionnelle de la problématique de l’eau (souterraine, superficielle, côtière) qui va se déployer à travers l’accord-cadre signé ce vendredi 6 octobre 2017 au siège de PMM ; celle-ci se décline en 7 axes thématiques :

  • mise en conformité des systèmes d’assainissement (21,6 millions d’euros) ;

  • sécurisation de l’alimentation en eau potable (2,2 millions d’euros) ;

  • restauration des rivières et des zones humides (1,7 million d’euros) ;

  • préservation de la qualité des ressources en eau, affectées par les pesticides (300 000 euros) ;

  • préservation du littoral (860 000 euros) ;

  • développement des actions de coopération internationale (60 000 euros) ;

  • animation et évaluation du dispositif Accord-cadre (60 000 euros).

Cette démarche s’inscrit dans une politique au long cours qui a déjà permis, lors du précédent accord-cadre conclu sur une durée de 5 ans, d’investir 45 millions d’euros (dont 15 millions d’aides de l’Agence de l’Eau) afin de préserver les ressources en eaux du territoire, qualitativement et quantitativement : mettre en conformité 7 stations d’épuration, réhabiliter 10 km de réseaux d’assainissement, reconquérir la qualité des eaux brutes de 6 captages sur 7 contaminés aux pesticides, déployer 50 km de « ganivelles » sur le littoral, réaliser 21 schémas directeurs d’assainissement ou d’eau potable, conduire sur cette base des travaux correctifs afin de réduire les fuites sur les réseaux et d’améliorer ainsi leurs rendements, etc. – etc.

Mais au-delà de ces investissements indispensables, une nécessité individuelle demeure : prendre conscience du caractère précieux de cette ressource, dont la présence au robinet ne coule en réalité pas de source. Tous les efforts de pédagogie, même les plus incisifs, devraient être entrepris pour amener chacun à être parfaitement soucieux, et économe, de ce bien commun vital.

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