Pollestres : protection de l'eau et de l'environnement

05/04/2017

Pilotée par le syndicat mixte Plaine du Roussillon, une action est actuellement menée sur le territoire de la commune de Pollestres auprès des propriétaires de forages privés. Objectif : recenser l’ensemble de ces équipements, condamner ceux qui ne sont plus utilisés et présentent un risque sanitaire, inciter à la rénovation des autres. Il faut savoir qu’un forage mal conçu ou en mauvais état constitue un danger potentiel pour la nappe du pliocène, source de notre eau potable.

En effet, les forages particuliers, souvent utilisés pour l’irrigation, puisent dans des nappes superficielles moins pures ; les équipements défectueux conduisent ainsi à mettre en relation directe les eaux de surface et celles, plus souterraines, qui assurent notre ressource quotidienne dans la plaine du Roussillon. Même si l’eau potable est adéquatement traitée avant distribution, le maintien ou la restauration de sa qualité à la source représente un enjeu majeur auquel s’attellent la communauté urbaine, dans le cadre de ses compétences en la matière, comme la commune.

 

Pollestres très engagée
Ayant proscrit le recours aux produits chimiques dans le traitement de ses espaces publics, la commune est labellisée « zérophyto » au troisième niveau d’excellence (sur quatre possible).
Elle mène de nombreuses autres actions en matière de protection environnementale : cantine scolaire alimentée en circuits courts, usage de gazon moins gourmand en eau, rénovation du réseau de potences agricoles, etc.-etc.

 

 

- La protection des forages -

En 2009, 7 captages prioritaires ont été identifiés sur le territoire des 36 communes, dont celui de Pollestres. Dès lors, la communauté urbaine a déployé autour de ceux-ci une démarche volontariste de reconquête de la qualité à la source. Il s’agit d’éradiquer la présence de pesticides dans l’eau des forages et pour cela réduire voire supprimer le recours au désherbage chimique ; trois cibles sont principalement visées : les municipalités, les agriculteurs et les jardiniers amateurs.
De nombreuses avancées ont ainsi été réalisées, avec aujourd’hui 19 communes labellisées « zérophyto » ou encore 1 300 hectares
mettant en oeuvre des mesures agro-environnementales (MAE) sur l’ensemble du territoire. L’action sur les forages de particulier vient compléter ce dispositif de protection de la ressource en eau.

 

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