PASSERELLE SUR LA TÊT

31/08/2014

C’est fait. L’élégante passerelle qui relie les deux rives du fleuve offre désormais une agréable balade aux piétons, vélos et autres poussettes gravitant autour du cœur de Perpignan. Remplaçant la coupure géographique ancestrale par une nouvelle continuité urbaine, architecturale, environnementale et sociale, cet ouvrage de plus de 130 mètres de long rapproche du centre-ville les habitants situés en rive gauche et raccorde les plus urbains à l’espace naturel de la Têt et à ses berges.

 

 

Sur le pilier principal qui plonge profondément au milieu du lit du fleuve, on peut apercevoir les marques indiquant les différents niveaux de crues : décennales, centennales… ainsi que celui de « l’Aiguat » de 1940 situé encore 1,50 mètres en-dessous de la passerelle : aucun risque de se mouiller les pieds… C’est un rapport apaisé avec le fleuve qu’instaure l’ouvrage d’art, avec ses larges allées et ses placettes où s’asseoir pour contempler les flots, le paysage, le Canigou.

 

A travers un investissement de 5,7 millions d’euros, maîtrisé d’un bout à l’autre des travaux et porté par l’Agglo Perpignan Méditerranée, la Ville de Perpignan, l’Etat et l’Europe, la passerelle conçue par le cabinet d’architecte Mimram vient désormais compléter et étendre la nouvelle polarité urbaine initiée autour du théâtre de l’Archipel. Elle s’inscrit également dans la continuité des aménagements réalisés depuis 10 ans afin de favoriser une appropriation sensible du fleuve : terrasse en surplomb de la digue d’Orry, cheminements le long de la berge en rive gauche…

 

Si le suivi rigoureux du chantier a permis d’exclure tout dépassement budgétaire, la réalisation de ce mini-viaduc de Millau, avec son mât de 28 mètres doublement incliné et ses haubans, ses formes curvilignes, son alliance de stabilité et de légèreté a nécessité de véritables prouesses techniques -qui plus est dans le contexte d’une charte de chantier durable. En particulier, à l’issue des tests réalisés en janvier 2015, une seconde tranche conditionnelle a été activée afin de mettre en place, en quatre points de la passerelle, un système d’amortisseurs dynamiques.

 

En effet, de par la légèreté de sa structure métallique, la passerelle connaît un mouvement naturel lors de la traversée massive des piétons. Dans une optique de sécurité et surtout de confort, le dispositif installé maîtrise ces oscillations, les compense et les absorbe, sans les supprimer totalement.  Quant à l’impact de la tramontane sur l’ouvrage : il est quasi nul puisque sa conception n’offre aucune prise au vent, raison pour laquelle cette passerelle si aérienne frémit au rythme des pas des promeneurs.

 

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