Conseil de communauté du 27 juin 2016 : la « métropolisation » s’installe solidement…

28/06/2016

Lundi 27 juin 2016, de 17h à 20h 30, Perpignan Méditerranée Métropole a réuni un conseil de communauté, dans l’amphithéâtre de son siège situé boulevard Saint-Assiscle à Perpignan. Trente-sept dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour, sur des thématiques aussi diverses que les compétences qui incombent à la collectivité territoriale : développement économique, mobilités (transports), politique de l’eau, environnement et équipement durable, aménagement du territoire et solidarités…

 

 

 

Après que le président de la Communauté urbaine, Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, a donné les informations d’usage concernant des décisions prises par délégations, et présenté à l’assistance l’approbation du procès-verbal du précédent conseil de communauté (19 mai 2016), c’est Jean-Paul Billès, maire de Pézilla-la-Rivière et vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole en charge des Ressources humaines ainsi que de l’Urbanisme, qui a enchaîné pour, notamment, faire un point précis sur la mutualisation des services entre la Ville de Perpignan et la métropole, ainsi que pour officialiser la création d’un service commun « Direction de la Gestion Immobilière Ville de Perpignan / Perpignan Méditerranée Communauté Urbaine ». Ce point N°4 de l’ordre du jour a été adopté à l’unanimité.

 

Bernard Dupont, maire de Canet-en-Roussillon, vice-président délégué aux Finances, prenait le relais avec les dossiers portant les n° 5, 6, 7 et 8, traitant du compte administratif (exercice 2015), du compte de gestion (2015)… et de la Commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT) qui s’était réunie préalablement, le 13 juin 2016.

 

Des comptes dont Bernard Dupont dira que « malgré une baisse des dotations de l’Etat d’environ 2,2 millions d’€uros (…), ils laissent apparaître un excédent global de près de 5 millions d’€uros qui sont réaffectés dans la section Investissement des différents budgets en cours (2016)… Les efforts budgétaires et de structuration des services seront d’ailleurs plus visibles au final de cette année (…) ».

 

Tous les dossiers soutenus par le maire de Canet-en-Roussillon ont été approuvés à l’unanimité.

 

Jean-Marc Pujol reprenait ensuite la parole pour expliquer devant l’Assemblée le passage « en communauté urbaine de la compétence Tourisme » et, dans la foulée, appuyer ce transfert sur le schéma organisationnel retenu.

 

Comme toujours, le président de Perpignan Méditerranée Métropole s’est voulu rassurant, précisant d’entrée que cet office de tourisme intercommunal acté « s’inscrit dans une volonté de définir une stratégie de promotion du tourisme concertée dans l’objectif de développer l’attractivité touristique du territoire (…) ».

 

Perpignan Méditerranée exerce donc cette compétence depuis le 1er janvier 2016, à titre obligatoire, en tant que communauté urbaine. Cette compétence comprend les missions suivantes : promotion du tourisme, création d’offices de tourisme (OT) et, par voie de conséquence, les missions dévolues aux OT : accueil, information, coordination des partenaires.

C’était le point « 9 » de l’ordre du jour ; il a été adopté à l’unanimité.

 

Parmi les autres dossiers inscrits à l’ordre du jour qui ont été votés à l’unanimité : 11, 13, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36 et 37.

 

Les dossiers 10 (subvention d’investissement à la Mission Locale Jeunes) et 14 (mise en place d’un dispositif de médiation et de prévention dans les transports publics urbains) ayant été adoptés à la majorité puisque les élus du Groupe Perpignan Ensemble (FN/ RBM) ont voté contre.

Parmi les dossiers qui ont suscité des débats animés, on retiendra entre autres celui présenté par Laurent Gauze, élu de la Ville de Perpignan, vice-président de la communauté urbaine en charge du Développement économique, concernant l’attribution d’une subvention à l’association Plein Sud Entreprises (CEEI/ point du jour N° 12). Plusieurs élus se sont succédé pour exprimer leur point de vue sur une aide annuelle allouée de 30 000€, contre 40 000€ demandés. Jean Vila, maire de Cabestany, est monté au créneau pour déplorer cette situation, tandis que Laurent Gauze rappelait « Que beaucoup d’efforts sont déjà faits ». Jean-Marc Pujol en appelait à un consensus sur le sujet, invitant les participants à la discussion « à refaire un point sur la question à la rentrée (…) ».

 

Cet échange de propos, plus ou moins vifs, a démontré, une fois de plus s’il le fallait, combien et comment le pari de l’économie est, au sein de Perpignan Méditerranée Métropole, une connexion réelle entre les élus et le territoire. Ce sont de tels débats qui créent l’émulation, qui font l’originalité de la « métropolisation », qui fournissent les moyens d’un développement autonome et innovant. 

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